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Patricia Bossard, engagée au sein de Familles Rurales Vendée

Patricia, 47 ans, est mère de trois enfants de 20, 17 et 13 ans. Elle habite une petite localité rurale de 1500 habitants située au cœur du bocage vendéen : Saint Germain de Prinçay. Souriante, enjouée et dynamique, Patricia a toujours été impliquée dans la vie locale. Sur la commune, Familles Rurales est une association implantée depuis plusieurs décennies. D’où le sentiment pour elle de connaître Familles Rurales depuis toujours…

Des envies et des valeurs partagées

Dans son parcours au sein du réseau, Patricia distingue plusieurs moments-clés. « J’ai vraiment découvert Familles Rurales grâce à des rencontres entre plusieurs associations de Saint Germain quand je faisais partie du foyer des jeunes. J’ai fait connaissance à ce moment-là avec des bénévoles de Familles Rurales avec lesquels j’ai vu que je partageais des points communs et notamment l’envie d’agir pour dynamiser le territoire. »

L’engagement de deux hommes -Dominique Paillat et Alain Vergnaud- attire notamment son attention. 2001 : naissance de son premier enfant et élection de Patricia en tant que conseillère municipale. 2004 et 2008 : arrivée de ses deux filles… « Mes enfants ont commencé à fréquenter l’accueil de loisirs et le club de danse gérés par l’association Familles Rurales de Saint Germain. Et quand mon mandat d’élue a été achevé, Alain Bizet, alors président, est venue me chercher. »

« Je n’ai pas accepté tout de suite, mais j’ai quand même donné un coup de main à l’association en participant à la préparation de balades semi-nocturnes. Sans être impliquée davantage dans la partie organisationnelle, gestionnaire ou décisionnaire de l’association. » Ce n’est que quelque temps plus tard que Patricia intègre officiellement Familles Rurales, en rejoignant les parents bénévoles de la « commission locale accueil de loisirs ».

Pourquoi continuer à s’engager ?

Les convictions de Patricia rejoignent celles de l’association et c’est cette vision commune qui constitue le moteur de son implication. « Rendre service aux autres, rencontrer d’autres personnes, se confronter à d’autres parcours et à d’autres idées, pouvoir échanger ensemble sur divers sujets, quelle richesse ! » La convivialité et la volonté mutuelle de construire de nouveaux projets pour les habitants s’avèrent aussi pour elle une source supplémentaire de motivation.

« Je conçois également l’investissement bénévole comme une occasion de mettre mes compétences et mes aptitudes au service d’actions qui me tiennent à cœur. » Ça fait plaisir à Patricia -grâce à ses connaissances- de contribuer à mettre en place de nouvelles choses. « Je pense aussi que ça pousse les individus ou les collectifs à aller plus loin, à mener des projets en milieu rural qu’on n’aurait peut-être même pas eu l’audace d’imaginer autrement ».

Quelle fierté par exemple d’accueillir en 2015, au sein de l’association, Zoé, une jeune Italienne, dans le cadre du Service Volontaire Européen (SVE) ! Résultat d’un travail d’équipe durant 18 mois, cette expérience d’ouverture a laissé un souvenir mémorable à Patricia : « ça a été une aventure géniale du début à la fin. Du jour où on a commencé à réfléchir à ce projet en se disant qu’on était trop petit jusqu’au moment où on a réussi à relever le challenge ».

Une énergie communicative

Patricia est intimement convaincue que « c’est en montrant qu’on est dynamique qu’on donne envie à d’autres de venir ». De fil en aiguille, cette femme enthousiaste et joviale a continué à prendre des responsabilités au sein de l’association Familles Rurales de Saint Germain : en entrant dans le Conseil d’Administration puis en prenant plus tard le relais d’Alain Bizet avec la présidence. « J’ai eu la chance de croiser des personnes impliquées », aime-t-elle répéter.

« Cet investissement de tous -bénévoles et salariés- représente pour moi la clé du succès et l’assurance d’une pérennisation des projets entrepris. » Patricia retient deux maîtres-mots de son parcours d’élue associative locale : soutien et solidarité. Présidente fédératrice, elle joue un rôle global de coordination de l’ensemble des services. Elle délègue, mais reconnaît que sa fonction, bien que passionnante, se révèle parfois un peu chronophage…

Sollicitée pour intégrer le Conseil d’Administration de la Fédération, elle répond favorablement au moment où elle laisse sa fonction de présidente en juin 2021. « Mon engagement récent à l’échelon départemental est en adéquation avec mes interrogations actuelles de citoyenne, de mère, etc., sur toutes les thématiques du quotidien, comme les questions environnementales par exemple dont on parle beaucoup en ce moment ! » Une nouvelle aventure commence pour Patricia…

16/12/2021
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Comment se préparer à vivre Noël ?

Chaque année, dès le début du mois de novembre, on voit arriver, dans les boîtes aux lettres, les traditionnels catalogues de jouets de Noël. Les jeunes enfants les parcourent souvent avec frénésie. Ils feuillettent avec attention toutes les pages pour faire leur liste au Père-Noël. Les plus curieux se demandent quand même comment en une seule nuit il arrive à faire le tour de la planète ?! Heureusement, les lutins sont là… Et chez vous, ça se passe comment ? 3 familles nous font partager leur vécu et leur regard sur cette fête pas comme les autres !

Spiritualité et famille

Estelle a 40 ans, elle est mariée et mère de deux filles de 10 et 13 ans. Pour elle, en tant que chrétienne, Noël, c’est la naissance de Jésus et la fête religieuse. Croyante, mais peu pratiquante, c’est un des rares moments de l’année où elle va à la messe.

Pour elle, Noël, c’est aussi la fête associée aux grands rassemblements familiaux. Estelle en garde des souvenirs mémorables. Son père étant issu d’une très nombreuse famille, le 24 décembre, quand elle était enfant, elle se retrouvait chez ses grands-parents, entourée d’oncles, de tantes, de cousins et de cousines.

Tout le monde était dans le salon -réaménagé pour l’occasion- autour de la table de fête. Le Père-Noël venait avec sa hotte apporter des cadeaux aux enfants… Les oncles d’Estelle se déguisaient chacun leur tour pour jouer ce rôle le temps d’une soirée. La génération d’Estelle fait perdurer cette tradition et ces retrouvailles annuelles constituent un ciment familial.

Estelle se souvient de l’émerveillement des enfants à l’arrivée du Père-Noël. Oui, Noël, c’est vraiment une période-clé de l’année. C’est un moment où le partage et la joie d’offrir priment. Aujourd’hui, dans sa famille, chacun fait sa liste pour que les cadeaux plaisent, tout en tenant compte aussi du budget de chacun.

Le calendrier de l’Avent, religieux ou gourmand, est devenu un usage. Cette habitude, héritée de la grand-mère, est désormais un rituel complètement ancré chez Estelle. Quand ses filles étaient petites, c’était un moyen à la fois ludique et agréable de les faire patienter jusqu’à la fin du mois de décembre…

Comme le dit Estelle, le sapin et la crèche, ça crée également une ambiance festive, religieuse ou laïque. Et si les cadeaux sont appréciés, les nouveaux emballages en tissu réutilisable aussi. Fêter Noël tout en essayant d’adopter des attitudes plus écologiques, c’est possible. Sans oublier bien sûr que ce qui compte avant tout, c’est d’être ensemble !

Féérie et magie

Virginie, 47 ans, mère de trois enfants de 12, 15 et 19 ans, travaille dans une crèche. Le 1er décembre est attendu là-bas avec une grande impatience par Virginie et ses collègues : date à laquelle elles se lancent avec enthousiasme dans la décoration du multi-accueil. Ce jour-là est vécu comme une fête : vive l’esprit de Noël !

Toute la période qui précède le 25 décembre rend Virginie très joyeuse, car elle adore Noël, sa féérie et ses lumières. Pour elle, Noël est synonyme de partage avec la famille et les amis. Virginie aime organiser des apéritifs qui sortent un peu de l’ordinaire, avec ses amis, durant les vacances de Noël qui lui permettent de faire une pause dans son quotidien.

Elle apprécie cette période de repos pendant laquelle elle peut aller voir ses proches et passer du temps en famille. Dans son cadre professionnel, elle répète aux jeunes enfants que l’esprit de Noël, c’est le bonheur, les rires et les sourires… Des activités de bricolage et des chants de Noël rythment durant tout le mois de décembre la vie de la crèche pour la plus grande satisfaction de Virginie.

Dans le multi-accueil, elle sort les paillettes qui donnent un petit côté magique aux peintures des enfants. Dans sa maison, elle décore le sapin avec la plus jeune de ses filles, ses aînés se trouvant désormais un peu grands pour y participer… Une couronne orne aussi sa porte d’entrée…

Ce qu’aime également Virginie dans Noël, c’est le fait de faire plaisir. Si certaines personnes lui confient qu’elles ne savent jamais quoi offrir et que courir après des cadeaux les épuisent, ce n’est pas son cas. Virginie adore les marchés de Noël dans les petites communes où il y a des créateurs, car acheter local, c’est important.

Virginie préfère donner plutôt que recevoir : on peut gâter, d’après elle, sans être dans les excès. Dresser une belle table et tester des recettes de Noël avec des produits qui changent du quotidien la rendent heureuse. Car son bonheur, c’est vraiment de faire la joie des autres membres de sa famille !

Simplicité et solidarité

Delphine, 46 ans, et sa fille Kelly, 17 ans, voient Noël d’abord et avant tout comme une fête de famille. Pour Kelly, l’objet qui symbolise Noël, c’est le sapin, pour Delphine, les décorations. Cette fête est différente des autres et se prépare donc tout naturellement d’une manière particulière…

Noël, c’est important pour Kelly, parce qu’on y partage plein de choses et que c’est très convivial. Delphine ressent les mêmes sentiments. Depuis l’apparition de la Covid, si la motivation pour la préparation est peut-être un peu moins présente, le besoin de partager des moments chaleureux, lui, est clairement plus fort qu’avant.

Delphine aime en toute simplicité discuter du menu à choisir pour qu’il sorte de l’ordinaire. Le foie gras comme la bûche sont des mets qu’elles ne dégustent dans l’année qu’à cette occasion. Quant aux cadeaux, Kelly est toujours contente de les ouvrir à Noël, et quand il y a en plus un effet de surprise, c’est encore mieux !

La jeune fille souhaite un cadeau utile : elle a émis cette année le vœu qu’on lui offre un nouveau lit. Sa mère trouve aussi que c’est mieux de déballer un vrai cadeau plutôt que d’ouvrir une enveloppe avec de l’argent : ça peut être drôle de voir la tête de la personne quand elle ouvre le paquet et ça suscite toujours de belles émotions.

Ce qui leur fait le plus plaisir, c’est de manger ensemble en famille et de discuter de tout, sauf de politique car c’est un sujet qui peut fâcher. Éviter de parler du Covid 19 et du travail -car c’est les vacances !- font également partie des ingrédients d’un Noël réussi. Pour Kelly, c’est aussi un moment qu’elle considère comme privilégié pour échanger autour des projets à venir : son permis, ses 18 ans, ses études…

Se rapprocher de Noël, c’est également expérimenter pour Kelly l’implication dans une action collective de solidarité avec d’autres jeunes de sa MFR. Sur son temps libre, elle participe à la vente de chocolats et de gâteaux et passe ses samedis à la sortie d’une grande surface à emballer des cadeaux. Les bénéfices contribueront directement à aider financièrement une MFR au Bénin pour mettre en place un système d’irrigation dont ils ont besoin. Alors, qui peut encore dire que le Père-Noël n’existe pas ?!

16/12/2021
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Emmanuel Péard, moniteur à la MFR de Venansault

Ancien paysan, ancien maître d’apprentissage, Emmanuel Péard est passé de l’autre côté de la formation, en devenant moniteur à la MFR de Venansault. Avec bienveillance et compréhension, il enseigne désormais aux agriculteurs de demain.

Ingénieur de formation, Emmanuel Péard a longtemps travaillé au sein de l’exploitation parentale, où il conduisait un troupeau laitier. Dans sa carrière, il a eu l’occasion d’être maître d’apprentissage de nombreux élèves de MFR. Une reconversion l’amène à devenir moniteur. Il enseigne les matières professionnelles du Bac Pro Conduite et Gestion de l’Entreprise Agricole (CGEA)

Un autre aspect du métier

Avant d’être moniteur, Emmanuel est paysan, spécialisé dans la production laitière. Dans l’exploitation familiale, il gère un troupeau laitier et un atelier de transformation, dans un système herbager et en agriculture biologique. Pendant ces années, il prend en charge des stagiaires et les accompagne dans leurs études. Quand la question d’une réorientation se pose, c’est naturellement qu’il choisit le réseau MFR. Pour lui, le système d’alternance est primordial à la bonne compréhension d’un métier. C’est sans difficulté qu’il est passé « de l’autre côté ». Aujourd’hui, l’exploitation, tenue par son frère, prospère : « La demande sociétale pour les produits biologiques et fermiers nous est favorable. »

Transmettre une sensibilité

Si Emmanuel se définit comme paysan, c’est qu’il y a derrière ce mot des valeurs et une sensibilité particulière : « Un paysan, c’est quelqu’un qui travaille la terre. Cette terre, c’est un bien commun, collectif, il faut l’entretenir à bon escient. » Cette philosophie passe par la défense de systèmes familiaux, respectueux de l’environnement, socialement développés, avec un intérêt accordé à l’échange. Dans son enseignement, loin de prôner un système idéal, Emmanuel s’efforce d’ouvrir les esprits sur les alternatives possibles pour l’avenir : « Mon rôle, c’est d’amener le jeune à réfléchir sur sa pratique. Par exemple, c’est lui demander : ‘Comment tu pourrais faire pour diminuer l’utilisation d’herbicides ?’ Peut-être que la pratique ne va pas changer, mais dans leurs têtes, la solution existe. »

Travailler avec l’élève

À terme, les élèves d’Emmanuel seront employés dans des exploitations agricoles ; pour certains, ils en seront à la tête. Le rôle d’Emmanuel est avant tout celui d’un accompagnateur et d’un soutien. Il a à cœur de montrer toutes les pistes possibles, pour que les jeunes puissent prendre des décisions réfléchies : « Il y a une demande sociétale de la part des consommateurs, ils veulent un changement des pratiques. En tant que professionnels, on doit savoir répondre à cette demande, et en tant que moniteur, j’ai un rôle à jouer dans la sensibilisation auprès des futurs agriculteurs. Si nous, on ne le fait pas, qui le fera ? » Pour approfondir cette idée, Emmanuel a pour projet de créer un Certificat de Spécialisation en bovin-lait. À la rentrée 2021, il a accueilli 8 candidats : « Il y a un intérêt majeur sur le territoire. Le fait d’ouvrir une formation va permettre de redynamiser le territoire. Dans les candidats, il y a aussi bien des projets de salariat que d’installation sur une exploitation. » Si Emmanuel n’a qu’un seul regret après sa reconversion, ce serait peut-être de ne plus être avec ses vaches…

 

16/12/2021
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